Chef-d’oeuvre en approche !

Sur le continent série TV, il faut toujours rester sur ses gardes, garder l’œil ouvert parce qu’on ne sait jamais d’où viendra le prochain coup de cœur. Pour moi, c’était hier soir, en regardant le pilote de la série « Boss » bientôt diffusée sur Orange Cinénovo à partir du 15 septembre. Imaginez un mix glacial et excitant d’A la maison Blanche (les dessous crapoteux de la politique), des Sopranos (on en parle plus loin) et de Sur écoute (luttes à mort entre administrations rivales).

Le pitch : Le Boss, Tom Kane, est maire de Chicago depuis longtemps. Il apprend qu’il est atteint d’une maladie dégénérative incurable. Une sorte d’ Alzheimer puissance 1000 qui va le laisser à brève échéance bavant et impuissant. Alors que des échéances politiques majeures se profilent, Kramer décide, contre le destin, contre la médecine, contre sa famille explosée en vol, de se maintenir coûte que coûte.

Première image et première surprise. Le Boss Tom Kane est interprété par Kelsey Grammer. Oui, oui, celui qui a hurler de rire l’Amérique et une partie du monde pendant 20 ans en incarnant le docteur Frasier dans la série éponyme. Durant un long plan séquence, Kane se voit expliquer son futur calvaire médical. On devine l’homme dur et arrogant, on voit son regard vaciller, tenter de garder une contenance, mettre en œuvre – vainement – toutes les techniques possibles pour préserver son impassibilité.

Des premières images, on sait donc d’emblée qu’on va assister à une très, très grande interprétation. Et pourtant Kelsey Grammer réédite un coup classique : pourquoi s’étonne-t-on encore que des comiques puissent devenir de puissants acteurs dramatiques ? En tous cas, les Golden Globes 2012 ne s’y sont pas trompé puisque Grammer y a décroché la récompense pour la meilleure interprétation dans une série dramatique.

La suite est à l’avenant de ce premier coup de coeur. On découvre en effet très vite que le maire Kane est un vicieux, un politicard pour qui la fin justifie les moyens. Tout est bon pour faire passer une décision, même les coups tordus, même le chantage, même les manipulations, même la violence (l’influence des Sopranos dont nous parlions plus haut). Un politique, habitué à travailler ses adversaires au couteau et qui va désormais aussi devoir combattre son propre corps qui, déjà, commence à le trahir.

La mise en scène raffinée du pilote, signée par le producteur de la série, le réalisateur Gus Van Sant, va comme un gant à ce héros glacé qui part en lambeaux. On reviendra plus tard sur la série, son casting impeccable, ses personnages riches en zones d’ombre et son scénario qui promettent beaucoup. Mais soyez avertis : Boss est potentiellement le gros, l’énorme chef-d’œuvre que tous les amateurs de série attendaient le cœur ballant !

 Pour vous mettre en appétit, le teaser (vidéo 1) et la bande-annonce (vidéo 2), tous deux en VO.

 

 

Author: François

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