Mon ami le vampire

Parce qu’il vaut mieux partir en vacances en bonne compagnie, « Mon ami le… » vous propose des films, des livres et éventuellement des jeux mobiles avec quelques camarades vénéneux. Premier volet avec le prince des sangsues, le ventilateur de nuques, le mastiqueur de globules : bref, le vampire.

Films

Morse

de Tomas Alfredson

Le pitch : Dans une banlieue dortoir de Suède, un gamin fait connaissance avec sa nouvelle voisine, une petite fille au regard lointain et au teint très, très pâle…

Tomas Alfredson donne un grand coup de jeune à un vieux mythe en l’ancrant dans le quotidien. Tracas concrets et très pratiques – comment fait un vampire quand il s’installe dans un HLM ? – le film est aussi l’occasion de découvrir l’un des regards les plus étranges du cinéma, celui de la très jeune Lina Leandersson.

Env. 10 euros

 

Cronos

de Guillermo del Toro

Le pitch : Un antiquaire et grand-père d’un petit garçon découvre un mystérieux bijou dans lequel un alchimiste aurait caché le secret de la vie éternelle.

Difficile de croire que ce film paisible et émouvant soit signé par le fébrile qui mettra plus tard en images les aventures hystériques de Blade 2. Dans la veine onirique du Labyrinthe de Pan, cette réflexion émouvante et subtile sur l’héritage et le temps qui passe marque longuement le cœur et la rétine.

Env. 11 euros

 

Intacto

de Juan Carlos Fresnadillo

Le pitch : Un jeune espagnol doté du pouvoir de « voler » la chance de ceux qu’il touche, est entraîné dans un tourbillon de paris de plus en plus dangereux par un étrange mentor.

Si elle fait l’économie des canines et de l’hémoglobine – mais demeure fatale pour les victimes – cette variation intelligente et originale sur le thème du vampire se nourrit de séquences visuellement très frappantes, d’une inexorable montée d’angoisse et d’un très beau second rôle à Max von Sydow.

Env. 10 euros

 

Aux frontières de l’aube

de Kathryn Bigelow

Le pitch : Un jeune paysan américain fait la connaissance d’une bande d’inquiétants routards.

Exit les canines et les oripeaux hors d’âge : les vampires routards de Kathryn Bigelow travaillent les cous au cran d’arrêt rouillé, voyagent en cuir, et acculés par le soleil, bombent à la peinture noire vitres et pare-brises d’une voiture abandonnée. Éclipsé à l’époque par le succès du clipesque et médiocre Generation perdue, le film de Kathryn Bigelow est la première tentative réussie de regard moderne sur les vampires. En bonus, le jeune héros paumé est interprété par Adrian Pasdar, future vedette de la cultissime série Profit.

Env. 9  euros

 

Bouquin

Le baron rouge sang

de Kim Newman

Les princes aux dents creuses, les aristos avec accent bizarre, cape de velours moisie et odeur de naphtaline, Kim Newman les connaît tous. Et pour cause, le gars est spécialiste du cinéma bis Z pour le magazine de ciné Empire. Il se livre ici à un double challenge : réaliser une relecture amusante sur la première Guerre Mondiale jonchée de clins d’oeils ciné et aussi brûler la politesse à la série True blood en imaginant un univers où les vampires ont une existence tout à fait légale et officielle. Ça se déguste, au choix, comme un savant jeu de pistes pour cinéphiles ou comme un roman fantastique rigolo dont on a même pas besoin de lire la première partie (Anno Dracula, même éditeur).

Livre de poche, env. 9  euros.

 

Le sang d’immortalité

de Barbara Hambly

En découvrant ce bouquin, j’ai eu envie d’en retrouver l’auteur, de lui refaire le bronzage à grand coup de torche ultra-violet avant de lui enfoncer un clavier (ça fait plus mal qu’un pieu) dans le cœur tout en grognant un « J’étais le premier espèce de… (mettez ici la pire insulte de votre répertoire). » Barbara Hambly a en effet rédigé une vieille idée de bouquin jetée un été dans un cahier de note à couverture noire tissée alors que j’étais ado : une enquête policière chez les vampires. A l’époque Victorienne, un ex-espion est chargé par un vampire d’élucider une série de meurtres touchant exclusivement des suceurs de sang. C’est palpitant et bien écrit, ça me coûte d’autant plus d’écrire ça que mon fantasme de massacrer Barbara Hambly n’aurait jamais pu avoir lieu : cette créature bizarre non seulement écrit mais est aussi prof de karaté. Heureusement, elle a un peu merdouillé avec la suite de son roman (même volume), intitulé Voyage avec les morts, sorte d’histoire d’amour romantique avortée entre une femme et un vampire qui fait pâle figure face aux délires érotico-fantastiques d’Ann Rice. Le roman Le sang d’immortalité est trouvable en solo (édition J’ai lu), à prix d’occasion.

Édition Mnémos, 23 euros

Author: François

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