Pub et jeu vidéo 3/4: dur ou dynamique ?

Suite de l’enquête sur la pub dans les jeux vidéo

Comment sont placées ces fameuses pubs dans les jeux ? Généralement, les éditeurs avertissent les régies publicitaires – ou leurs marques partenaires en direct – de la présence de X espaces dans le jeu où des pubs peuvent être diffusées. Parfois avec des accrocs comme se le remémore Florent Castelnerac : « Pour Trackmania Nations, on s’est rendu compte que l’on avait placé trop d’espaces publicitaires dans la déco du jeu. On y a vite remédié en « éteignant » des groupes des panneaux pubs du jeu, c’est une simple manip informatique. »

Pour le placement de pubs « en dur » (c’est le terme consacré pour les pubs présentes toujours au même endroit durant toute la durée de vie du jeu), le travail (élaboration des visuels, intégration dans le jeu), doit se faire bien en amont, généralement entre cinq et six mois avant la sortie du jeu. Pour PES, qui sort traditionnellement fin octobre, tout doit être calé avant l’été. L’équipe de Konami présente aux marques de véritables maquettes des stades présents dans le jeu ainsi que des « plans de visibilité » détaillant les emplacements les plus avantageux (en fait les plus souvent vus).

Pub pour la candidature de Barack Obama dans le jeu Burnout paradise. Cette campagne, qui a coûté 34 000 euros, a été insérée dans 18 jeux.

Est-ce à dire qu’une fois installées ces pubs dynamiques – généralement vendues en lot – les créateurs de jeux n’ont plus leur mot à dire ? Réponse éclair de Florent Castelnerac : « Pas du tout ! On a un vrai droit de regard en recevant en amont les pubs potentiellement diffusables dans nos jeux. Libre à nous de les refuser, que ce soit pour des raisons commerciales ou culturelles. En ce qui nous concerne ça arrive assez souvent. » Lesquelles ? Il reste vague mais on a crû comprendre qu’il était question de fast-food…

Parfois, certaines marques tentent aussi de contourner la loi via la publicité dans les jeux comme en témoigne Stéphanie Hattenberger chez Konami : « Une société de pari sur internet – interdite de pub dans les stades réels (à l’époque, en 2008) – est venue nous proposer un contrat en or pour « passer » dans PES. C’est bien simple, le montant offert couvrait une bonne partie de nos frais marketing sur l’année ! Nous avons refusé, car ça n’était pas cohérent ni avec les valeurs défendues par PES, ni avec les règles du football réel.»

 

Si vous avez raté des épisodes précédents :

 Pub et jeu vidéo: tu mémorises, tu nous intéresses (1/5)

 Pub et jeu vidéo: jackpot ou clopinettes (2/5)

 

Author: François

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